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Eco du secteur

Le spectacle musical et de variété constitue une des pratiques culturelles les plus populaires en France, appréciée par 75 % des Français. Découvrir un artiste, lutter contre l’ambiance de crise, avoir le sentiment de partager un évènement exceptionnel sont autant d’émotions créées par la rencontre entre l’artiste et son public, rendue possible par les entrepreneurs de spectacles.

Au-delà de la richesse du lien social, nos entreprises créent de l’emploi, des retombées économiques sur les territoires, et favorisent le rayonnement culturel à l’international. La culture, et la compétitivité de nos entreprises pour la faire vivre, peuvent être le socle de notre société.  

© Philippe Levy / Villette sonique
L’innovation et la recherche montent sur scène…

Le spectacle vivant se trouve à mi-chemin de sa révolution numérique.

 

Les effets s’en ressentent à tous les niveaux !
 
De la billetterie à la salle de spectacles, en passant par la retransmission sur les réseaux numériques.

 

C’est tout le secteur qui s’adapte à ce formidable élan.

La billetterie a initié le mouvement

En se dématérialisant, la billetterie a exposé le secteur tout entier aux ruptures technologiques dont le numérique est porteur. Formidable levier d’innovation dans les services (e-ticket, m-ticket, CRM, paiement sans contact, etc.) et dans d’autres propositions de valeur associées, la billetterie en ligne connaît un taux de croissance de l’ordre de 15 à 20 % par an. La maîtrise de sa chaîne de valeur et l’accès aux données clients qu’elle génère sont devenus des enjeux essentiels. Le big data, la réalité virtuelle ou augmentée et d’autres nouvelles technologies, telles que la blockchain, suscitent un intérêt croissant de la part des professionnels du secteur.

La question de la captation en salle

Espace privilégié permettant une rencontre directe entre l’artiste et le public, le spectacle vivant trouve de nouveaux débouchés sur internet, à travers l’exploitation secondaire de ses captations. Les captations de concerts et les enregistrements de sessions live se systématisent progressivement.
 

De nouveaux modèles économiques émergent pour les exploiter sur la toile : téléchargement, publicité, abonnement. Le public lui-même participe au développement de ce nouvel écosystème, en postant sur des plateformes de vidéo comme YouTube sa production d’UGC (User Generated Content, souvent des captations sauvages de quelques minutes réalisées avec un Smartphone), ou en la diffusant parfois même en direct sur les réseaux sociaux.
 

Les moyens de production se démocratisent et les barrières à l’entrée tombent. Les captations à 360° avec son enregistreur binaural se transforment en applications de réalité virtuelle. Les intervenants se multiplient : « pure players » de la diffusion de concerts en ligne ou en VOD, géants d’internet, des télécoms, des médias et de l’électronique grand public. L’équipement des salles en moyens de captation se développe. L’attribution d’un droit de propriété intellectuelle aux producteurs de spectacles sur l’exploitation de la captation de leurs concerts participe également de cet enjeu du numérique.
 

Aujourd’hui encore, il parait difficile aux producteurs de spectacles d’être à l’origine de la captation, tant celle-ci apparait comme coûteuse. Obtenir ce droit de propriété intellectuelle inciterait les producteurs de spectacles à investir dans les captations, pour les rendre plus qualitatives. Cette évolution leur permettrait de se constituer par ailleurs un actif, et de le valoriser au bénéfice du public et des artistes.

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